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Nuit Malgache : 1500 noctambules enthousiastes

Le vendredi 11 novembre, l’Institut français de Madagascar s’est transformé en une fabrique où les spectateurs ont été conviés à vivre une nuit entière avec les artistes malgaches. Sous la conception et direction artistique du metteur en scène français Moïse Touré, les 7 artistes principaux du projet ont été amenés à s’interroger sur leur discipline artistique et leur univers poétique et esthétique à travers le prisme de l’identité malgache.

Nuit Malgache est un panorama sensible de la création contemporaine malgache, imaginée en marge de l’accueil du Sommet de la Francophonie 2016. Il s’agit d’un processus artistique expérimental destiné à questionner et se questionner sur l’identité. Un parcours où chaque artiste développe une proposition individuelle et simultanément s’inscrit dans un processus de groupe qui rend compte de l’ensemble des œuvres produites.

Une déambulation dans tout le bâtiment de l’Institut français

Chaque artiste principal du projet s’est vu dédié un espace pour s’exprimer. Le public est invité à se promener dans tout le bâtiment et à découvrir chaque proposition :

« Vents du Sud, Vents du Nord » (théâtre) par Christiane Ramanantsoa (metteur en scène) : un questionnement sur trois générations de femmes.

« Matriarchie » (théâtre) par Henri Randrianierenana (metteur en scène) : une ode à la femme avec l’eau comme matière fondamentale de la pièce. L’eau comme source de vie, purificatrice et régénératrice, comme symbole de la femme.

« Mitady ny very » (pluridisciplinaire) par Géraldine Leong Sang (chorégraphe) : l’autoportrait d’une personne baignant dans plusieurs cultures, en recherche d’identité, en perte de mémoire, assumant consciemment la perte progressive de ses repères.

« Ex-aequo, Égalité » (danse) par Harivola Rakotondrasoa (chorégraphe) : une proposition qui soutient les jeunes artistes et la création ; 5 soli créés pour 5 jeunes artistes venant de disciplines différentes.

« Lettres aux absents » (installation vidéo) par Rina Ralay-Ranaivo (vidéaste) : une installation en deux parties : Nous habitons l’absence évoque les relations avec le père à travers un essai autour du paysage ; Face à la mer est un hommage à la mère à travers un texte et une composition sur le thème du lointain et de l’enfance.

« De là à l’art » (installation. littérature) par Môssieur Njo (écrivain) : l’écrivain s’est essayé à la vidéo et présente une œuvre concoctée à partir des 21 lettres de LA CARTE ET LE TERRITOIRE couplées avec les mots de trois remarquables auteurs (Duras, Sophocle et Le Clézio)

« Atsimo » (photographies) par Rijasolo (photographe) : la présentation sous forme vidéographique des photos prises par le photographe au cours de ses différents voyages dans le Sud de Madagascar.

Une scénographie humaine

D’autres artistes associés ainsi que le personnel de l’Institut français, sous la houlette de Jessica Henou, chorégraphe de la compagnie Les Inachevés, ont offert un accueil et un accompagnement poétique de l’événement.
Par de petits gestes, des présences choisies, des mises en espace sensibles, le public est orienté au cours de l’événement dans le bâtiment.

Un final pour "faire tribu"

Moïse Touré a également signé un final qui réunissait l’ensemble des artistes convoqués par le projet et ses collaborateurs, appelés pour "faire tribu" à travers des images, des langues, des formes et des présences. Des extraits de l’œuvre du poète Jean-Joseph Rabearivelo tissent la toile de fond de ce geste final.

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