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La République Dominicaine au rythme de la Fête de la musique : retour sur l’édition 2016

En République Dominicaine, la fête de la musique a été célébrée pour la huitième année consécutive dans la Zone Coloniale à Saint Domingue, ainsi qu’à Santiago de los Caballeros, la deuxième ville du pays. L’événement, largement relayé sur les réseaux sociaux, a été une réussite incontestée : à Saint Domingue uniquement et sur deux jours de célébration, on comptait plus de 15000 spectateurs venus profiter de l’événement. Le groupe General Elektrics était venu de France pour l’occasion et a fait danser les foules en fin de soirée sur la magnifique Plaza de España, suivi du groupe dominicain Concon Quemao qui a clôt l’édition 2016 sur des rythmes explosifs.

Deux questions à Christine Torelli, directrice de l’Alliance française de Saint Domingue

Pouvez-vous présenter l’édition de cette année ?

A Saint Domingue, l’Alliance française a organisé la Fête de la musique pour la 8e année consécutive. Pour la première fois, les festivités ont été réparties sur deux journées sous la forme d’un véritable festival : le vendredi, la programmation était consacrée à des espaces privés (bars, restaurants, centres culturels, et même l’ambassade de France). Le samedi, il y avait cinq scènes ouvertes, montées dans différents lieux emblématiques de la zone coloniale, tels que la Plaza de España, la Chapelle de los Remedios ou le Parque Colon.

Cette année, nous avons voulu mener à bien une programmation très ambitieuse : en l’espace de deux jours se sont produits 370 artistes au cours de 41 concerts, dans 16 espaces différents de la zone coloniale. La majorité des groupes étaient dominicains mais nous avons aussi eu la chance d’accueillir le groupe français de pop-electro General Elektriks. De nombreux genres musicaux étaient représentés, allant de la musique classique à l’électro, en passant par le jazz, la pop, le rock, et même la música raíz.

Notre but était vraiment d’organiser un événement culturel et touristique attirant des spectateurs de tout le pays, une grande fête populaire ouverte à tous, pour obtenir un mélange harmonieux des genres, des publics et des âges. Pour l’Alliance Française, il s’agit sans aucun doute de l’événement phare de l’année, dont l’organisation uniquement à Saint Domingue a impliqué cette année environ 450 personnes. Nous avons aussi recruté environ 70 volontaires dont l’aide était précieuse lors du festival.

Il faut savoir également que la fête de la musique s’est aussi célébrée à Santiago de los Caballeros à une échelle plus réduite, sous l’égide de nos collègues de l’Alliance Française. Le 16 et le 17 juin, des concerts se sont déroulés dans 6 endroits différents de la ville, et la fête a été clôturée par le groupe de jazz français Au P’tit Bonheur, lors d’un spectacle à scène ouverte au Centro León. Le 18 juin, les membres du groupe Au P’tit Bonheur se sont rendus à Cabarete pour participer à un atelier musical avec des enfants issus de milieux défavorisés de la côte Nord, puis ils se sont produits le soir sur la plage.

Quel sont, à votre avis, les enjeux de la célébration de la fête de la musique, une manifestation culturelle d’origine française, en République Dominicaine ?

Les objectifs de la fête de la musique à Saint Domingue cette année étaient multiples. Il s’agissait en premier lieu de montrer et de faire apprécier au public la variété et la créativité musicale dominicaine, en permettant à des artistes et à des groupes de musique peu connue, peu commerciale, de monter sur scène. Nous souhaitions également donner à des jeunes artistes qui sont en train de percer dans le milieu ou de se professionnaliser l’occasion de côtoyer des professionnels plus aguerris, qui ont déjà sortis des disques par exemple.

En outre, la fête de la musique est aussi une opportunité pour nous d’inviter chaque année un groupe français à partager la scène avec des musiciens dominicains : en rassemblant dans notre programmation des artistes issus de la France et de la République Dominicaine, nous contribuons à ce mélange des publics et à ce syncrétisme culturel que la fête de la musique permet de générer à l’international. Et enfin, bien sûr, l’organisation de ce festival s’inscrit dans les missions de l’Alliance, qui incluent la promotion de la culture française à l’étranger. Mais ce processus de promotion de la culture française n’est pas unilatéral, au contraire il va dans les deux sens : l’enjeu principal pour nous est que cette fête d’origine française prenne des teintes dominicaines, que le public local se l’approprie et s’approprie son esprit. Pour cette raison, par exemple, la plupart des concerts du samedi soirs étaient précédés par des ballets folkloriques dominicains. C’est la fête de la musique mais "con corazón dominicano"* !

* avec un cœur dominicain

  • Image Diaporama - Le groupe dominicain Concon Quemao. Photo : (...)

    Le groupe dominicain Concon Quemao. Photo : Adolfo Sesto

  • Image Diaporama - Le groupe français General Elektrics. Photo : (...)

    Le groupe français General Elektrics. Photo : Adolfo Sesto

  • Image Diaporama - Le public sur la Plaza de España. Photo : (...)

    Le public sur la Plaza de España. Photo : Adolfo Sesto

  • Image Diaporama - La scène de la Plaza de España devant l'Alcazar (...)

    La scène de la Plaza de España devant l’Alcazar de Colon. Photo : Adolfo Sesto

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