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Nuit blanche à Tel Aviv : l’art dans l’espace urbain

Pour célébrer la Nuit blanche à Tel Aviv, l’Institut français d’Israël accueille l’œuvre de l’artiste camerounais Pascale Marthine Tayou, "La colonne Pascale", le 30 juin 2016 sur la place devant l’Institut français.

Sur le thème de “la pérennité environnementale”

Cette année, dans le cadre de la Nuit blanche à Tel Aviv, la municipalité de Tel Aviv-Yafo convie 7 pays membres de l’Union Européenne - la France, l’Autriche, la Finlande, la Roumanie, la Pologne, la Tchéquie et l’Italie - à présenter, sur la grande place en face de l’Institut français, au 1 boulevard Rothschild, des œuvres mettant en scène l’art dans l’espace urbain sur le thème de “la pérennité environnementale”. Cet ensemble d’œuvres, proposé sous le nom de “Street Art Europa” permet au grand public de découvrir le travail d’artistes de chacun des pays de l’Union européenne participant. Des projections vidéo sur les murs des immeubles alentour, accompagnées de musique et suivies d’une grande fête de rue complétent le dispositif.

Donner une signification forte sur les enjeux de nos sociétés contemporaines

L’Institut français d’Israël propose de découvrir "La Colonne Pascale", un monument réalisé par l’artiste camerounais Pascale Marthine Tayou, et composé de casseroles empilées les unes sur les autres. Il s’agit d’une œuvre originale créée par cet artiste dont le travail consiste souvent à détourner des objets usuels de la vie quotidienne afin de leur donner une signification forte sur les enjeux de nos sociétés contemporaines. Il aborde régulièrement des thèmes liés à la ruralité ou à la mondialisation.

Ici, ces objets quotidiens par excellence, les casseroles, sont érigés verticalement dans un fragile équilibre d’environ 6 mètres de hauteur. Il y a une dimension ludique dans ce travail artistique, mais après un examen plus approfondi, il se révèle dans toute sa signification paradoxale. Bien que son développement se rapporte à l’histoire de la famille, en prenant comme inspiration l’imaginaire africain, il va au-delà en posant la question de la faim sur le continent africain. Dans une forme emblématique telle que la colonne classique, l’artiste propose de donner forme à des stéréotypes occidentaux. Le travail tend également à permettre à la mystique du totem et à la solennité de la colonne classique de fusionner.

Telle est la grande force de cette colonne réinventée : elle nous invite à un voyage dans la vie personnelle de l’artiste, et dans un monde où les frontières physiques et spirituelles perdent leur signification, afin de construire un nouveau sens.

Pascale Marthine Tayou

Pascale Marthine Tayou enseigne actuellement à l’école des Beaux-Arts à Paris. Il s’est particulièrement distingué lors de la présentation de son œuvre “Human Beings” à la Biennale d’Art Contemporain de Venise en 2009. Il a présenté son exposition "Boomerang" à la Serpentine Gallery de Londres de mars à mai 2015 et au palais des Beaux-Arts de Bruxelles de juillet à septembre 2015. Il était exposé en octobre 2015 au Musée de l’homme à Paris.

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