Paul Sérusier et la Bretagne, une exposition à découvrir à Astana jusqu’au 30 septembre

Kazakhstan | Astana

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L’exposition "Paul Sérusier et la Bretagne, légendes et sortilèges" est à découvrir jusqu’au 30 septembre 2018 au Musée national de la République du Kazakhstan à Astana

L’exposition d’une cinquantaine d’œuvres provenant de collections publiques et privées françaises, est présentée selon un parcours divisé en 5 sections, offrant un panorama sélectif et inédit sur l’œuvre bretonne de Sérusier.

Durant l’été 1888, le peintre Paul Sérusier séjourne à Pont-Aven et y rencontre Gauguin qui encourage les artistes de sa génération à "tout oser" et à remettre en cause les notions traditionnelles de sujet, de couleur, de forme et de composition. Sérusier commence ainsi à expérimenter des formes plates, des couleurs vives et des contours sinueux en se polarisant sur les paysages et les Bretons au travail. De retour à Paris avec une œuvre peinte dans cet esprit, il popularise les idées de Gauguin et forme avec ses proches (dont Pierre Bonnard et Maurice Denis) le groupe des Nabis.

Sérulier s’établit définitivement en Bretagne, à Châteauneuf-du-Faou, en 1893. Il y développe son propre univers : décorations murales inspirées des mythes grecs et égyptiens, images de Bacchus et Gargantua alternant avec celles de Jésus. Sur la toile, il se concentre sur le Moyen-Age, période de l’art occidental où les scènes mythiques de chant, de lecture et de danse sont courantes. Ainsi, dans ses œuvres, ses Bretonnes au travail sont souvent remplacées par des damoiselles médiévales inspirées des tapisseries médiévales de Cluny et d’Angers. Dans une représentation magistrale de son nouvel univers, il représente un âge d’or où les figures de l’ère moderne, de la Bretagne traditionnelle et du Moyen Age se réunissent pour célébrer une Arcadie d’abondance, d’éducation et de bienfaisance. Cependant, le paysage de cette frise est celui que Sérulier voit depuis de son atelier.

Paul Sérusier meurt d’une crise cardiaque en 1927 à Morlaix, en allant rendre visite à sa femme, hospitalisée dans un asile. Ses dernières années avaient été solitaires, à l’exception de Maurice Denis, qui passait l’été à proximité de la maison de Sérusier.

L’exposition a été réalisée par la Réunion des Musées nationaux – Grand Palais (France) et le Musée national de la République du Kazakhstan dans le cadre des 20 ans de la ville d’Astana.