Quelle diversité dans les médias irakiens ?

Liban | Beyrouth | Audiovisuel et médias

-

Comment la diversité religieuse, culturelle et ethnique se reflète-t-elle dans les médias irakiens ? Existe-t-il une politique éditoriale propre à chaque média en ce qui concerne la diversité religieuse, culturelle et ethnique ?

Une dizaine de journalistes irakiens se sont rassemblés lors d’un atelier à Beyrouth du 31 juillet au 1er août 2017 pour aborder ces questions de manière ouverte et sans tabou. Issus de la pluralité des médias irakiens, les participants ont échangé leurs points de vue sur leur rôle en tant que journaliste dans le maintien de la cohésion sociale nationale.
En effet, dans un pays en proie aux divisions communautaires, où identité politique rime souvent avec appartenance confessionnelle, les médias tendent à se transformer en outils de propagande, si bien que tous les journalistes présents reconnaissent avoir déjà subi des pressions dans l’exercice de leur fonction. Si les lignes rouges varient selon la ligne éditoriale, le climat des deux dernières années – avec l’arrivée de Daesh – a nourri les points de vue sectaires diffusés à travers les réseaux sociaux ou par certains médias ne respectant aucune déontologie.

Animées par Ayman Mhanna, directeur exécutif du Centre SKeyes-Fondation Samir Kassir, les discussions ont également permis de faire des parallèles entre les situations des deux pays. En effet, pour certains la « libanisation » de l’Irak est à l’œuvre depuis plus de dix ans et les minorités sont vouées à disparaître. D’ailleurs, elles ne pèsent déjà plus dans le débat puisque la société est perçue à travers ses trois grandes composantes qui sont les chiites, les sunnites et les Kurdes, comme l’a relevé Nayla Tabbara, de la Fondation Adyan, lorsqu’elle est intervenue pour présenter les résultats de l’étude menée en mars 2017.

Sur 131 articles issus de 13 médias, les minorités ethniques ou religieuses sont quasi absentes sauf quelques rares exceptions. En outre, « lorsqu’on lit la presse, la diversité au sein d’un même groupe n’est presque jamais abordée, on a donc l’impression que le point de vue de telle ou telle composante est unilatéral or ce n’est pas le cas » ajoute-t-elle.

L’étude, non exhaustive, avait pour ambition de servir de base de réflexion aux participants pour les aider à appréhender au mieux la couverture des questions relatives aux minorités au sein de leur rédaction, et ainsi réfléchir à l’usage de la terminologie utilisée et des connotations que cela induit.

Une dizaine de journalistes irakiens se sont rassemblés lors d’un atelier à Beyrouth du 31 juillet au 1er août 2017 pour aborder ces questions de manière ouverte et sans tabou. Issus de la pluralité des médias irakiens, les participants ont échangé leurs points de vue sur leur rôle en tant que journaliste dans le maintien de la cohésion sociale nationale.
En effet, dans un pays en proie aux divisions communautaires, où identité politique rime souvent avec appartenance confessionnelle, les médias tendent à se transformer en outils de propagande, si bien que tous les journalistes présents reconnaissent avoir déjà subi des pressions dans l’exercice de leur fonction. Si les lignes rouges varient selon la ligne éditoriale, le climat des deux dernières années – avec l’arrivée de Daesh – a nourri les points de vue sectaires diffusés à travers les réseaux sociaux ou par certains médias ne respectant aucune déontologie.

Animées par Ayman Mhanna, directeur exécutif du Centre SKeyes-Fondation Samir Kassir, les discussions ontégalement permis de faire des parallèles entre les situations des deux pays. En effet, pour certains la « libanisation » de l’Irak est à l’œuvre depuis plus de dix ans et les minorités sont vouées à disparaître. D’ailleurs, elles ne pèsent déjà plus dans le débat puisque la société est perçue à travers ses trois grandes composantes qui sont les chiites, les sunnites et les Kurdes, comme l’a relevé Nayla Tabbara, de la Fondation Adyan, lorsqu’elle est intervenue pour présenter les résultats de l’étude menée en mars 2017.

Sur 131 articles issus de 13 médias, les minorités ethniques ou religieuses sont quasi absentes sauf quelques rares exceptions. En outre, « lorsqu’on lit la presse, la diversité au sein d’un même groupe n’est presque jamais abordée, on a donc l’impression que le point de vue de telle ou telle composante est unilatéral or ce n’est pas le cas » ajoute-t-elle.

L’étude, non exhaustive, avait pour ambition de servir de base de réflexion aux participants pour les aider à appréhender au mieux la couverture des questions relatives aux minorités au sein de leur rédaction, et ainsi réfléchir à l’usage de la terminologie utilisée et des connotations que cela induit.

Liens utiles